Accueil 1=2 > CD-Roms > Sceaux et usages de sceaux > En savoir plus

En savoir plus

Production : Conseil général de l’Aube, en collaboration avec les Conseils généraux de la Marne et de la Haute-Marne, avec le soutien financier du Ministère de la Culture (Direction régionale des affaires culturelles de Champagne-Ardenne) et du Conseil régional de Champagne-Ardenne.

© Archives départementales de l’Aube, 2003

Ce cédérom a été produit dans le cadre de l’exposition " Sceaux et usages de sceaux " réalisée par les conseils généraux de l’Aube, de la Marne et de la Haute-Marne. Cette manifestation a offert l’occasion de mettre en valeur les importantes collections sigillographiques conservées dans leurs services d’archives, mais aussi de témoigner de l’attachement de ces trois Départements à leur histoire et patrimoine communs, avec l’espoir assuré d’en partager avec le plus grand nombre les richesses et les beautés.
L’exposition a été présentée successivement en Haute-Marne (Château du Grand Jardin de Joinville, juin-juillet 2003), dans l’Aube (Musée des Beaux-Arts de Troyes septembre 2003-janvier 2004), et dans la Marne en 2004 (Archives départementales de la Marne, centre de Châlons-en-Champagne, et Palais du Tau de Reims).

Les sceaux : un trésor inépuisable d’images

L’usage des sceaux est un aspect peu connu de la civilisation du Moyen Age. Marques individuelles ou collectives utilisées dans la vie quotidienne, notamment pour la validation des chartes, les sceaux forment une inépuisable collection d’images. Dans une région comme la Champagne, les milliers d’empreintes de cire conservées dans les archives publiques témoignent de l’intense diffusion de cette pratique du XIe au XVe siècle.

La variété iconographique de ce trésor est impressionnante. La haute noblesse laïque et les dignitaires ecclésiastiques affectionnent les effigies personnelles qui exaltent leur fonction ou leur rang social : clercs revêtus de leurs ornements religieux, seigneurs à cheval armés pour le combat, dames parées de leurs atours. Aucun détail de l’armement ou de la mode ne se dévoile mieux que dans les sceaux. Quelques scènes illustrent même l’amour courtois chanté par les trouvères.

La dévotion religieuse s’exprime dans les sceaux des monastères, des églises et de leurs desservants : des plus illustres martyrs aux plus humbles dédicataires de cultes locaux, plus nombreux encore que dans la Légende dorée, tous les saints du Paradis trouvent leur statue miniature dans la cire.

Comme thème principal ou accessoire, les armoiries sont largement utilisées et les sceaux permettent de suivre la naissance et la diffusion de l’héraldique dans toutes les couches de la société. Une foule d’autres emblèmes et de motifs symboliques enrichissent le répertoire sigillaire : liés à la légende qui entoure l’image, certains forment des jeux de mots et rendent compte de la formation des noms de famille.

Le style de la gravure suit intimement les grandes évolutions de l’esthétique médiévale romane et gothique, dont la Champagne offre par ailleurs tant d’exceptionnels témoignages. Source historique de premier plan, le sceau est aussi un art.